Critique de « Obsession » : Un film d’horreur saisissant qui rafraîchit réellement le genre.

Avoir ce que l’on souhaite ne se passe souvent pas bien dans la vraie vie. Mais cela ne se passe jamais bien dans les films d’horreur, comme le démontre vivement le nouveau film de Curry Barker. Traitant d’un thème bien connu — la célèbre nouvelle « La patte de singe », l’exemple même du concept, remonte à 1902 — Obsession le rend frais et original grâce à son mélange superbement orchestré de peur, de sursauts et de comédie noire. Le film représente une percée instantanée pour son réalisateur-scénariste, qui a d’abord attiré l’attention avec ses sketchs comiques sur YouTube réalisés en collaboration avec Cooper Tomlinson (un des acteurs secondaires de ce film) et son film d’horreur à très bas budget Milk & Serial. C’est un autre exemple de la façon dont le genre de l’horreur est devenu un tremplin pour des cinéastes ambitieux.

Les personnages principaux sont Bear (Michael Johnston, Teen Wolf sur MTV), un employé maladroit d’un magasin d’instruments de musique, et sa collègue Nikki (Inde Navarrette, Trap House), sur laquelle il a un béguin désespéré. Et par désespéré, nous entendons complètement relatable pour la grande majorité de la population. Surveillant son angoisse romantique, les amis du couple, Ian (Tomlinson) et Sarah (Megan Lawless), cette dernière étant secrètement amoureuse de Bear aussi.

Obsession

Synthèse

Marque instantanément le cinéaste comme un prétendant.

Date de sortie : Vendredi 15 mai
Distribution : Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless, Haley Fitzgerald, Darin Toonder, Andy Richeter
Réalisateur-scénariste : Curry Barker

Répertorié R,
1 heure 50 minutes

Bear est désespérément piégé dans la zone d’ami, donc quand il cherche à acheter un cadeau pour Nikki après qu’elle ait accidentellement perdu un collier et qu’il tombe sur un objet unique dans un magasin de nouveautés, il est immédiatement intrigué. C’est un « One Wish Willow » (le film commence par une amusante fausse publicité pour le produit), qui promet à ses utilisateurs qu’il exaucera un vœu en le coupant en deux. Et pour seulement 6,99 $, c’est une aubaine. Sauf qu’au lieu de le lui donner, Bear l’utilise de manière impulsive lui-même.

Il n’est pas spoilant de révéler que le produit fonctionne comme annoncé, Nikki subissant une transformation immédiate de sa personnalité dès que Bear souhaite qu’elle l’aime plus que quiconque au monde. Pendant un moment, il savoure son affection passionnée et sa voracité sexuelle. Mais il devient rapidement évident que, comme tant de nouvelles relations, celle-ci a un côté sombre. Un côté très sombre, avec Nikki montrant un genre de possessivité extrême qui ferait pâlir Alex de Fatal Attraction. (À ce propos, Obsession est susceptible de faire pour les chats ce que ce film a fait pour les lapins de compagnie.)

Ce qui rend Obsession si amusant et si dérangeant, c’est la façon dont il pousse des aspects typiques de relations romantiques dysfonctionnelles à des extrêmes comiques puis horrifiques. Le film apporte une complexité supplémentaire en ne faisant pas de Bear une victime sympathique mais plutôt complice, en profitant au départ des affections de Nikki malgré leur provenance artificielle. Jusqu’à ce qu’évidemment, cela devienne ingérable. Johnston affiche une volonté louable de rendre son personnage pathétique par moments plutôt que d’essayer trop fort de le rendre sympathique.

C’est cependant Navarrette qui donne vraiment au film son énergie. La jeune actrice livre une performance si virtuose en tant que Nikki ensorcelée qu’elle provoquera des cauchemars à quiconque s’est déjà demandé ce qui se passe exactement avec leur partenaire romantique. Elle est véritablement terrifiante dans son intensité, et elle suscite aussi de la pitié chaque fois que son personnage revient brièvement à son état normal dans une confusion désespérée. C’est un tournant qui devrait lui garantir beaucoup de travail dans les années à venir.

Obsession a plus que sa part de moments choquants, avec une attaque soudaine et brutalement violente qui arrive tellement de nulle part que l’on est laissé abasourdi. Mais Barker a aussi la confiance d’étirer le suspense lentement (parfois trop lentement, car le film pourrait gagner à réduire un peu ses 110 minutes de durée) et de laisser la tension s’accumuler. Il a été récemment annoncé que le cinéaste dirigera le prochain reboot de The Texas Chainsaw Massacre. Ce qui semblait être quelque chose à craindre inspire désormais de l’espoir.

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